Salon du Cinéma Guinéen : un panel met en lumière le cinéma comme outil d’émancipation des jeunes
Dans le cadre de l’édition régionale du Salon du cinéma guinéen organisée à Kindia, un panel consacré à la création cinématographique et artistique a réuni acteurs culturels, éducatifs et institutionnels autour d’une réflexion commune : faire de la culture un véritable levier d’expression, de confiance en soi et d’émancipation pour les jeunes en milieu scolaire.
Portée par Phoenix Vision et l’Usine de Films Amateurs, l’initiative s’inscrit dans le cadre du projet Accès Culture financé par l’Agence française de développement AFD. À travers cette rencontre, les organisateurs ont souhaité ouvrir un espace de dialogue sur les enjeux de l’accès à la culture, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.

Au cœur des échanges, les participants ont interrogé le rôle du cinéma et des pratiques artistiques dans l’éducation et l’accompagnement des jeunes. L’objectif affiché était de montrer comment la création audiovisuelle peut contribuer à développer la confiance en soi, encourager la prise de parole et favoriser l’émergence d’une jeunesse créative et engagée.
Les discussions ont également mis en avant l’importance de renforcer l’accès aux activités culturelles dans les établissements scolaires, particulièrement en région, où les opportunités artistiques restent souvent limitées.

Un dialogue entre acteurs culturels et éducatifs
Ce panel a aussi permis de rapprocher différents acteurs du secteur culturel, de l’éducation et des institutions publiques autour des initiatives concrètes pouvant être développées sur le terrain.
Les échanges ont porté sur les moyens de rendre les activités artistiques plus accessibles aux élèves, notamment aux jeunes filles, ainsi que sur les perspectives de collaboration entre écoles, structures culturelles et professionnels de l’audiovisuel.
Le projet affiche déjà un impact jugé très satisfaisant par ses initiateurs, avec quinze films participatifs réalisés à travers la Guinée, aussi bien dans des villages que dans des établissements scolaires. Au-delà de l’expérience artistique, ces ateliers ont permis à de nombreux jeunes, notamment des jeunes filles, de développer leur créativité et leur capacité à travers la pratique du cinéma.

Fort de cette dynamique, Phoenix Vision et ses partenaires ambitionnent désormais de trouver un nouveau partenaire financier afin de pérenniser le projet au sein des écoles, particulièrement auprès des groupes de filles. L’objectif est de faire du cinéma un outil durable d’émancipation, d’éducation culturelle et d’orientation professionnelle vers les métiers de l’audiovisuel, en partenariat avec l’Institut des Arts de Dubréka.
En clôture du panel, les participants ont tenu à remercier l’ensemble des partenaires ayant contribué à la réalisation de cette initiative, saluant leur engagement en faveur de l’accès à la culture, de l’éducation artistique et de l’émancipation des jeunes à travers le cinéma.
Mariame DIALLO
