Salon du cinéma guinéen : une 6ᵉ édition tournée vers la construction d’une industrie
A Conakry, le Salon du cinéma guinéen amorce un tournant. Pour sa 6ᵉ édition, les organisateurs entendent poser les bases d’une véritable industrie nationale, capable de produire, diffuser et valoriser ses œuvres.
Réunis le 28 mars à la Maison de l’oralité « Koumakan », en marge de la soirée des partenaires, les organisateurs ont dressé un bilan lucide. Malgré les avancées, des défis persistent, notamment en matière de formation, de financement et de diffusion.

Pour Hadja Djariou Bah, présidente du comité de pilotage, le cap est désormais clair : « Nous ne sommes plus seulement dans l’accompagnement, mais dans la construction ». Une vision partagée par Oumar Kourouma, président de Phoenix Vision, qui souligne le besoin d’un meilleur encadrement des talents et de passerelles professionnelles.
L’édition 2026 s’inscrit justement dans cette dynamique avec une organisation en deux phases. La première étape se tiendra à Kindia en mai, avec des formations du 6 au 8, suivies d’activités culturelles les 9 et 10 mai. La seconde phase aura lieu à Conakry en novembre, avec des formations du 4 au 14, puis une série d’événements majeurs les 19, 20 et 21 novembre, incluant panels et rencontres professionnelles.
Cette édition mettra à l’honneur la ville de Kindia et accueillera le Sénégal comme pays partenaire, dans une volonté de renforcer les collaborations régionales et de positionner la Guinée sur la scène cinématographique ouest-africaine.

Au-delà de l’aspect culturel, les organisateurs rappellent l’enjeu stratégique du secteur. « Un pays qui raconte ses histoires affirme sa place dans le monde », souligne Hadja Diariou.
Entre ambitions et défis, le cinéma guinéen entre ainsi dans une phase décisive de structuration.
Mariame Diallo
